Nouveaux billets de banque, nouvelles pièces de monnaie en zone CEMAC : qu’en est-il ?

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Les pièces de monnaie qui sont des moyens indispensables aux transactions quotidiennes, tout comme les billets. Depuis plusieurs mois, le Cameroun fait face à une pénurie d’espèces. En effet, les pièces de monnaie et les billets sont bien souvent très vieillots et rencontrant le rejet de bien des usagers. Ceux-ci se retrouvent souvent bien obligés de se rendre dans des banques pour essayer de les remplacer.

Pénurie de billets et pièces de monnaie au Cameroun

Dès 6h du matin au carrefour Nyalla Pariso situé dans le 3ème arrondissement de la ville de Douala, des piétons attendent patiemment d’emprunter un moyen de transport pour vaquer à leurs occupations. Le problème c’est qu’ils essuient des refus catégoriques de la part des conducteurs de taxi et même des motos pour faute de… petite monnaie.

Ailleurs, ce sont des habitués de supermarché qui sont obligés de revoir leurs achats à la hausse ou à la baisse car à la caisse, la petite monnaie est insuffisante. A Douala, capitale économique du Cameroun, la crise bat son plein : la rareté des pièces de monnaie. Il est devenu difficile de faire des achats chez le boutiquier du coin ou même de se faire une nouvelle coupe de cheveux chez son coiffeur habituel. Mais encore, les billets de banque, notamment les petites coupures, semblent souvent manquer à l’appel également.

Nouvelle gamme de pièces de monnaie et billets de banques en circulation

La crise a fini par faire son nid, non seulement au Cameroun, mais également en zone CEMAC. C’est pour palier à celle-ci que la BEAC, par la voix de son gouverneur Abbas Mahamat Tolli, a confirmé l’injection dans le circuit économique de nouvelles pièces de monnaie dès Novembre 2019, et d’une nouvelle gamme de billets toutes coupures confondues. Cependant cette mesure ne semble pas avoir apporté un changement significatif dans le quotidien des Camerounais qui semblent être confrontés aux mêmes difficultés qu’avant la mesure.

Ceux-ci estiment ainsi que cette solution est insuffisante, proposant de prime abord la fermeture des sillons d’exportation de ces pièces. Ceux-ci seraient entretenus par des expatriés qui utiliseraient ces pièces à d’autres fins. D’autres encore, nourris par des économistes Africains, la qualifient d’illusion, prônant à la place la création une monnaie propre à l’Afrique, mais ceci, c’est une autre histoire.

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