En RDC, la compagnie d’assurance publique SONAS entre critique et bonne performance

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Le domaine de l’assurance en Afrique, et principalement en RDC revendique une totale indépendance et souveraineté. On se rappelle qu’à l’époque coloniale ce domaine était géré par des entreprises étrangères qui n’avaient que des bureaux représentatifs en RDC, car les sièges se trouvaient à l’étranger. C’est l’une des principales raisons de la naissance de la Société Nationale d’Assurances (SONAS). En tant que compagnie d’assurance publique, elle a pour mission de proposer des services de qualité aux congolais.

Présentation du SONAS

Il faut le dire, la Société Nationale d’Assurances de Bukavu, en abrégé SONAS/BUKAVU est comme son nom l’indique, une compagnie d’assurance publique. S’agissant de son statut juridique, la SONAS est une Société Étatique à Responsabilité Limitée. Il s’agit d’un statut quasi-inédit pour une société d’assurance. En effet, elle doit sa naissance à deux ordonnances de l’Etat Congolais datant de 1966 et 1978. 

Une situation financière plutôt positive

La performance financière de la SONAS qui se veut croissante est essentiellement axée sur quatre points. Dans un premier temps, le chiffre d’affaire a connu une nette amélioration au premier trimestre 2020. Il s’élève à 11 millions de dollars contre 10 millions de dollars sur la même période en 2019. Deuxièmement, au cour de la même période le paiement des sinistres a pu être amélioré. Il est passé de 1,3 millions $ à 2,4 millions $ soit un accroissement de paiement des sinistres de 89%. Par ailleurs, les charges administratives ont eu une baisse considérable, de 3,6 millions au premier trimestre 2019 vs 2,16 millions au premier trimestre de l’année 2020, soit une réduction sensible de 41%.

Pour ceux qui ne le savent pas, les charges administratives constituent l’ensemble des coûts dus aux obligations d’information que la réglementation impose aux usagers des services publics. Pour finir, La contribution de la SONAS au budget de l’Etat est passée de 217 628 USD au premier trimestre 2019 à 904 501 USD au premier trimestre de l’année 2020, soit un accroissement de 316%. On comprend donc tous la compétence financière que regorge cette structure, malgré les accusations de concurrence déloyale qu’elle subit.

SONAS, une concurrente déloyale

Tout est parti de cette instruction du Président congolais Félix Tshisekedi, au cour du Conseil des ministres du vendredi 11 septembre 2020, d’accompagner la SONAS. D’après les informations reçus par ce dernier, la SONAS éprouverait des difficultés de fonctionnement. Durant cette 48ème  réunion, il a donc tenu à remettre les pendules à l’heure, en rappelant que cette compagnie était publique, et que l’Etat avait pour devoir de l’accompagner. Concrètement, « Il est du devoir de l’État, actionnaire unique de cette entreprise publique de l’accompagner dans le strict respect du principe de la compétitivité de l’économie, en la dotant des moyens qui la rendent plus compétitive », a insisté le Président Félix Tshisekedi.

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