Votre argent est-il en sécurité en banque au Cameroun ?

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La banque. La banque. Présentée comme l’institution financière par excellence, la banque semble avoir tout pour plaire. Garanties, assurances, sécurité, confort, diversité de produits, adaptation à diverses bourses et catégories socio-professionnelles (on a vu le boom des produits destinés aux étudiants notamment), et plus récemment, communication intensive. On peut dire que c’est tout le contraire de l’assurance qu’on qualifie bien souvent d’opaque.

Ce n’est pas pour autant que le camerounais va se ruer vers la banque. Malgré les efforts réels consentis, la banque reste quand même quelque chose d’élitiste dans le mindset des populations locales. C’est la raison pour laquelle les microfinances ont pignon sur rue, même si ces dernières subissent encore la mauvaise publicité due aux faillites retentissantes d’établissements du même type, tels que COMECI.

Il n’en demeure pas moins que la banque, comparée à l’assurance, reste préférée. 12% de taux de bancarisation contre moins de 2% de taux de pénétration de l’assurance au Cameroun. Des chiffres tout de même bien faibles, quand on sait que le taux de bancarisation frôle les 100% dans certains pays.

Les produits et services de la banque naissent, à l’origine, en réponse aux problèmes de sécurité de l’argent de l’individu moyen. Bien qu’en y déposant ses sous on se sente un peu plus rassuré, l’inquiétude demeure tout de même. L’époque du Far West américain avec les attaques des diligences est révolue, mais les braquages de banque existent, mais encore. Il s’agit là d’attaques externes. Que dire des « attaques » internes avec les détournements de fonds déjà observés ?

De plus, les réalités locales et les habitudes financières des uns et des autres sont déjà bien ancrées. Il faut bien un webzine comme celui-ci pour éduquer et vulgariser les questions portant sur la finance. N’est-ce pas ? 

Parlons-en, en étant les plus réalistes possible. Quel est l’intérêt de mettre son argent en banque ? Quelles sont les alternatives les plus « évidentes » aux yeux du camerounais, et même de l’africain moyen ?

Donc ! Quand on entend (quand on lit) banque, on voit :

  • Sérieux
  • Sécurité
  • Certitudes
  • Professionnalisme

C’est bien là les « bons côtés » qu’on attribue naturellement à la banque, mais auxquels s’associent aussi naturellement des impressions de distance et d’inaccessibilité, quand on ne traite pas les banquiers de voleurs.

A côté de ça il faut bien comprendre l’influence de nos habitudes en matière de finance : les « cotisations » et tontines, la fameuse tontine qui défie toutes les habitudes observées en matière de finance dans le reste du monde. Il y a souvent des dérives à ce niveau également, avec les trésorières qui se sont souvent enfuies avec les cotisations. Aujourd’hui on y pallie en faisant des dépôts directement dans le compte de l’association créé dans une microfinance ou même dans une banque (ça revient ^_^).

Comme si ça ne suffisait pas, il fallait que les opérateurs de téléphonie se lancent dans les portemonnaies électroniques. Les chiffres en termes de nombre de transactions et de volume ne cessent de battre des records chaque année, et ce n’est pas sur le point de s’arrêter.

Cependant, ces derniers doivent obligatoirement s’arrimer à des institutions financières pour pouvoir opérer sans être sanctionnées par les organismes de régulation.

Il semble avéré que la banque se rapproche de ce qu’on pourrait qualifier d’incontournable, mais le choix reste toujours entre les mains des clients » potentiels. Banque, microfinance, association, coffre-fort à la maison (oui, ça se fait ^_^), chacun y va selon sa sensibilité et ses préférences.

Et vous ? Votre argent est-il en sécurité en banque ?

Par Paul Emmanuel NDJENG

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